Un an plus tard : la nature reprend ses droits
![[Français] Vegetationsaufnahme Umweltbaubegleitung am Kerenzerberg](/fileadmin/_processed_/f/d/csm_1_Header_Vegetationsaufnahme_BeatrixIMG_1576_35adefca98.jpg)
Là où, il y a un an encore, s'étendait une étendue brune, fleurissent aujourd'hui des marguerites, des œillets des Chartreux et des vipérines. Le Kerenzerberg illustre de manière impressionnante comment les mesures de compensation écologiques créent de nouveaux habitats. Basler & Hofmann participe au Suivi environnemental de réalisation lié au chantier du tunnel du Kerenzerberg.
« Il y a un an, tout était encore brun ici ; aujourd’hui, tout est en fleurs ! C’est magnifique à voir », déclare Beatrix Junghardt, ingénieure de projet chez Basler & Hofmann. Cette spécialiste en sciences de l’environnement se trouve au Kerenzerberg (GL) ; elle s’accroupit et commence à recenser la végétation. Elle vérifie quelles espèces végétales ont poussé depuis l’année dernière. Elles sont nombreuses : Beatrix trouve par exemple à cet endroit la vipérine commune, qui dresse ses fleurs bleues vers le ciel. À côté, l’œillet des Chartreux dévoile ses fleurs pourpres et la marguerite ses fleurs blanches. Ces espèces sont typiques des prairies maigres.
Mesure de compensation et de remplacement écologique
Au début de l’été 2025, des pelleteuses avaient retiréà cet endroit la couche supérieure du sol, riche en nutriments, afin de créer les conditions nécessaires à l’implantation d’une prairie maigre. L’ensemencement a eu lieu l’été suivant le retrait de la couche de sol. La prairie maigre, qui fleurit ici pour la première fois, constitue une mesure de compensation et de remplacement écologique. Elle a été mise en place à la demande de l’Office fédéral des routes (OFROU) afin de compenser les atteintes à l’environnement liées au chantier du tunnel du Kerenzerberg. Le tunnel du Kerenzerberg, sur l’autoroute A3, fait actuellement l’objet d’importants travaux de rénovation et de mise à niveau en matière de sécurité.
Beatrix fait partie du groupement d’ingénieurs (IG) composé de Basler & Hofmann AG et de Sieber Cassina + Partner AG. L’IG a planifié les mesures de compensation et de remplacement et accompagne désormais leur mise en œuvre.
Plus de 45 espèces végétales après seulement un an
Sur le champ qui était encore brun l’année dernière, Beatrix recense plus de 45 espèces végétales en juin 2026 lors de son inventaire de la végétation. Un très bon résultat.
« Au Kerenzerberg, nous souhaitons créer une mosaïque d’habitats où les espèces les plus diverses se sentent à l’aise », explique Beatrix. Cela inclut également les animaux. Pour eux, on a notamment aménagé des haies, des tas de pierres et de branches.
Les haies – dont la majeure partie longe la clôture de l’autoroute – relient entre elles les parcelles forestières de la région ; les chevreuils et les lièvres aiment se déplacer dans ce type de haies. Les reptiles, tels que les lézards, ainsi que d’autres petits animaux, utilisent les tas de pierres comme abri et gîte d’hiver. Quant aux tas de branches, ils offrent un abri aux petits mammifères comme les souris, mais aussi aux amphibiens et aux reptiles. Les oiseaux aiment également nicher dans ces tas de branches. Ces derniers attirent en outre des insectes, qui constituent à leur tour une source de nourriture pour les oiseaux.
Les bandes de transition favorisent également la biodiversité
Les prairies maigres ne prospèrent que sur des sols pauvres en nutriments. Si un champ est déjà relativement pauvre en nutriments, mais qu’il doit être optimisé pour accueillir encore plus de biodiversité, cela peut être réalisé grâce à un labour en bandes.
C’est ce qui s’est passé en 2025 sur un autre champ du Kerenzerberg : un tracteur tirait une charrue qui retournait la couche supérieure du sol et faisait remonter à la surface des pierres provenant d’une couche plus profonde. C’est ainsi qu’est apparu, par bandes, un sol encore un peu plus pauvre en humus et donc optimal pour les prairies maigres.
Mise en place de prairies maigres jusqu'en 2030 environ
Au cours des prochaines années, Beatrix et son équipe continueront à suivre l'évolution de ces parcelles. À mesure que la biodiversité s'accroît, les prairies maigres gagnent en qualité écologique. Ces parcelles devraient être transférées en 2030 aux exploitations agricoles, qui les exploiteront à l'avenir de manière extensive.
![[Français] Holzbau Hybridbau](/fileadmin/user_upload/basler-hofmann/Impulse/Beitraege/26-06_Root_Schulbau_3_Materialien/0_Header20260507_Bau_Holz_3OG_gerade.jpg)

